THE DAWN WALL 

Si vous êtes grimpeur, vous avez forcément entendu parler d'El Capitan, une formation rocheuse de plus de 900m de haut, dans la fameuse vallée de Yosemite, aux États-Unis.

900m, ça commence à faire haut: ça ne se grimpe pas… C'est ce que vous vous dites ? 

Et bien si ! 

Deux grimpeurs américains: Tommy Caldwell et Kevin Jorgeson, l'ont fait: ils ont réussi à grimper The Dawn Wall.

Pour Tommy, le Dawn Wall est le challenge de sa vie. Rescapé d’une prise en otage traumatisante au Kirghistan, il a perdu un doigt dans un accident, il se lance dans ce projet fou pour échapper à un divorce douloureux.

Après 6 ans de tentatives et de travail, le duo se retrouve coincé sur la voie sous les yeux des médias du monde entier.

Tommy doit alors choisir entre réaliser son rêve en abandonnant son partenaire ou risquer sa réussite personnelle au nom de l’amitié.

The Dawn Wall retrace la fantastique aventure humaine des deux athlètes. 

 

 

Récompenses du film: Prix du public SXS, Gentiane d’or-Meilleur film escalade Trento, Meilleur documentaire long métrage Greenwich International Film Festival, Prix du public San Francisco Docfest.

 

L'INTERVIEW DE TOMMY CALDWELL 

D'où vous est venue l’idée de faire l’ascension du Dawn Wall?

Je grimpe sur El Cap depuis environ 25 ans; avec le temps j’ai réalisé la plupart des voies établies et ai exploré la majorité des systèmes de fissures. À un moment donné, je me suis demandé: quelle est la limite du possible? Je devais être seul à croire que cette paroi d’apparence lisse et improbable pouvait être franchie en escalade libre. Alors je me suis mis à la recherche de l’enchaînement qui est devenu le Dawn Wall, puis l’aventure s’est poursuivie lorsque Kevin m’a rejoint.

Qu’est-ce qui vous a motivé pendant toutes ces années ?

Ça a commencé avec la grande question «quelles sont les limites du possible en escalade?». Ensuite j’ai vécu un divorce, et c’est devenu «comment dépasser cette douleur?».

Puis je suis revenu à la question des limites du possible…

Au début du film, on parle de notre expédition au Kirghizstan et de notre kidnapping par les rebelles islamistes.

J’ai beaucoup subi durant cette expérience et ça m’a appris que l’être humain est capable de passer à travers de grandes difficultés, bien plus grandes que ce que l’on peut vivre au quotidien.

Je me suis toujours interrogé là-dessus, et le Dawn Wall était une façon d’aller au bout de ces questions.

Quelle est l’importance du partenaire lors d’unprojet comme le Dawn Wall ?

L’énergie qui résulte d’une bonne équipée est bien plus grande que celle que l’on pourrait avoir individuellement.

C’est crucial d’avoir un bon partenaire. Il s’agit de passer un bon moment, mais aussi de fournir un résultat et comme nous sommes tous les deux compétitifs, on a sans doute poussé pas mal.

Votre ascension a suscité un grand intérêt médiatique. Est-ce que c'était bizarre d'avoir des caméras sur vous et des gens qui vous regardaient partout dans le monde alors que vous releviez le défi de votre vie?

Le cirque médiatique est l'une des choses les plus étranges qui me soit arrivée.

Je n’ai jamais été très à l’aise avec la notoriété et j’étais soudainement le centre d’attention.

C’était bien d’une certaine façon car ça validait mon obsession pour le projet. Voir tous ces gens enthousiastes, c’était vraiment génial. C’était tout de même très bizarre de se retrouver sur toutes les chaines de télévision aux États-Unis et certaines internationales.

 

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Photos: SENDER FILM – RED BULL MEDIA HOUSE