En septembre dernier, notre ambassadeur de la Rebloch'Team, Antoine Rolle est parti profiter de l'été Indien dans les Alpes du Sud, et plus préciséent dans le massif du Mercantour

Récit d'un beau séjour de grimpe !

grimpe en mercantour avec antoine rolle 

Ou trouver de l’escalade paisible et sauvage en montagne ?

Question pertinente que beaucoup doivent se poser.

Bien sur on oublie rapidement le Massif du Mont-Blanc et son lot de remontées mécaniques.

Oublions également le massif des Ecrins, trop alpin et austère pour nos envies.

Alors prenons la direction du sud de la France et la région niçoise.

Par delà les collines bordantes la mer, se trouve le massif du Mercantour, peu connu dans le monde du reblochon.

Les sommets dépassent rarement la barre des 3000m mais offrent une vue unique, à la fois sur le Mont-Blanc au nord et sur la Corse au sud.

Pour l’escalade les parois sont à taille humaine et le rocher en granite ou gneiss est exceptionnel.

Ici pas de crevasses, pas de glaciers et pas de neige à l’horizon, on laisse les crampons au placard. Entre beauté et légèreté. Tenté ?

 

En ce mois de septembre, l’été indien s’installe une fois de plus sur le Mercantour, apportant avec lui les couleurs dorées des mélèzes et les couleurs ocres du ciel.

Au départ d’Isola 2000, le vallon de Tavels est l’endroit idéal pour se perdre en montagne. Derrière le col Mercière les randonneurs y sont peu nombreux et les grimpeurs rares malgré la présence des Aiguilles des Portettes. Fines et élancées, elles surplombent le lac de Tavels et son eau limpide.

Pour Marie-Doha et moi, l’objectif est double. Nous sommes venus à la fois pour grimper « Le ciel pour témoin », une voie classique de 200m en 6b mais également pour passer la nuit au bord des rives verdoyantes du lac, un des plus beaux bivouacs du massif.

Topo du secteur des Aiguilles des Portettes. Venez y trainer les chaussons ! © Antoine ROLLE

 

En montagne, il faut savoir satisfaire le corps par l’escalade et l’esprit par la contemplation.

Pour le gouter, nous optons pour une plongée sous la glace.

Enfin, au ressenti de la température de l’eau, tout mon corps s’est vu transporté en mer arctique, pendant que Marie-Doha barbotte.

Baignade au frais pour Marie-Doha, surveillée par les Aiguilles des Portettes. © Antoine ROLLE

 

À la tombée du jour, des flashs envahissent le ciel. De l’autre coté de la frontière, les orages sévissent en plaine du Po et se reflètent jusqu’à nous.

On rejoint les bras de Morphée sous ce beau ciel étoilé. © Marie-Doha TRUCHOT-VANNIER

 

Mais le ciel au-dessus de nos têtes est bien vierge de tout nuage. Les étoiles ont pris possession des lieux et la lune se prendrait même pour le soleil nous éclairant comme en plein jour.

Au réveil, le rythme s’effectue en fonction du soleil. Nul besoin de se presser, le réchaud ronronne en attendant que la chaleur gagne la paroi.

La montagne est calme et paisible, seul le bruit de l’eau résonne. Le départ de la voie est proche. Vite au pied, vite équipé.
Toutes les longueurs sont belles et soutenues. Le rocher est compact mais laisse apparaitre quelques fissures chamoniardes dans certains passages.

Mais attention, les dièdres bouchés de la deuxième longueur peuvent vous faire couler quelques gouttes de sueur.

 

Changement de style dans la quatrième longueur, un grand dièdre où verrous et renfougne sont au programme. © Antoine ROLLE
 

La troisième est raide et le surplomb à passer ajoute de l’ambiance, déjà bien présente sur cette flèche granitique.

Une fissure parfaite à main, conclue l’escalade en cinquième longueur. Nous débouchons alors sur le sommet de l’aiguille dominant le vallon de Mollières. La suite est dépourvu d’intérêt, mais le véritable sommet de la Tête des Portettes est plusieurs centaines de mètres au dessus.

 

Même en granite, compression et colonnettes caractérise l’escalade typique niçoise. © Antoine ROLLE

Quelques rappels plus tard, nous retrouvons le pied de la voie puis l’eau fraiche du lac pour un dernier plongeon.

« Le ciel pour témoin » est un morceau de choix en escalade, comme toutes les autres voies des Aiguilles.

Le cadre est idyllique et la journée vaut la peine d’être vécu.


Alors faites le pas, et venez découvrir les Alpes du sud et le massif du Mercantour!

 

le matos utilisé par antoine !

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chaussures scarpa
Petzl – Baudrier Sitta Scarpa – Chaussures Epic Lite OD

Leger et performant, il se fond au corps et on l’oublieraist presque pendant la grimpe. Il est également compact pour le ranger dans le sac.

Souple et légère, la semelle vibram et sa climbing zone permettent des pas en adhérence et de l’escalade facile. Au top pour l’approche

 

 jetboil réchaud

matelas sea to summit

Jet Boil – Réchaud JetBoil Flash Sea To Summit – Matelas Comfort Light

C’est rapide et efficace !

Pas besoin de s’essouffler pour le gonfler. Un très bon compromis entre confort et légèreté pour le bien être du dos.

 

Instant gastronomique et dégustation de lyophilisés au bivouac. © Marie-Doha TRUCHOT-VANNIER
 

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