Topo de randonnée en Haute-Savoie : Le tour des Fiz

Le mois de septembre est arrivé, pourtant la saison de randonnée bat toujours son plein ! Le début de l’automne est une période idéale pour explorer de nouveaux terrains de jeu en montagne et ce, loin de la foule estivale !

L’occasion pour moi d’aller faire un tour du côté de la chaîne des Fiz en Haute Savoie. Un lieu rêvé pour les passionnés de nature.

De nombreux itinéraires existent autour de ce massif qui s’étend à la fois sur la réserve naturelle de Passy et de Sixt Fer à Cheval. Beaucoup connaissent d’ailleurs le fameux trail du Tour des Fiz, course mythique de plus de 61km réservée aux mollets solides et aux cœurs vaillants !Pour ma part je me contenterais d’une version « light » avec un parcours de 22km et d’environ 1600 mètres de dénivelé. Une randonnée à la journée, pour les bons marcheurs de préférence.

 

randonnée des fiz

 

J’ai opté pour cette balade qu’on peut plus ou moins moduler en fonction de sa forme physique et qui a l’avantage d’être une boucle : parfait pour les personnes qui ont horreur de devoir redescendre par le même chemin !

Le départ s’effectue depuis le Lac Vert un peu après la station de Plaine Joux, au dessus de Passy. Depuis là, on empreinte un chemin 4×4 un peu ennuyeux jusqu’au Châtelet pour finalement arriver au ravissant petit village des Ayères.

C’est là que les choses sérieuses commencent : une montée assez raide jusqu’au passage du Dérochoir. Un sentier nous même hors du temps à travers d’énormes rochers et blocs au bas d’immenses falaises. Une ambiance lunaire où il peut vous arriver de croiser quelques bouquetins qui gambadent, confiants, à travers les terrains escarpés. Prions juste pour qu’ils ne nous fassent pas dégringoler quelques cailloux sur la figure ! Arrive enfin le moment fatidique : le « passage ». Contre toute attente celui-ci est très bien équipé en mains courantes et autres cordes qui mettent en confiance. Je m’attendais à pire et au final l’ascension s’est presque avérée facile ! Mieux vaut tout de même y aller par temps sec…

 

Panorama sur les fiz

 

Arrivée en haut, je prends quelques minutes pour observer le spectacle grandiose qui s’offre à moi. Une vue à 360 degrés sur le désert de Platé et les verdoyantes étendues des chalets de Sales. 30 minutes plus tard, je me trouve devant le refuge de Sales, à temps pour déguster un bon chocolat chaud ! Ici la vie s’écoule paisiblement au milieu des troupeaux de vaches et de moutons qui ont profité des alpages et de l’herbe grasse tout l’été.

 

Mais trêve de plaisanterie, il me reste encore du chemin ! Il me faut maintenant redescendre jusqu’à la cascade de la pleureuse pour ensuite remonter dans la vallée voisine pour rejoindre le refuge Alfred Willis, puis le lac d’Anterne et finalement le col du même nom.

 

Panorama sur les fiz

 

La descente s’effectue dans la bonne humeur, il faut dire que l’environnement s’y prête. Ce n’est pas pour rien que cette région se nomme « le pays des cascades ».C’est un festival de beauté qui se déroule sous mes yeux : le bruit de l’eau cristalline, une explosion de couleurs, et l’odeur chaude des herbes séchées. La montagne met tout les sens en émoi !L’eau coule en abondance et il n’est pas rare de croiser sur votre route des bouquetins au milieu du chemin. Ici ce sont les animaux qui règnent en maître, les hommes ne sont que des simples visiteurs éphémères.Par contre, la remontée vers Anterne s’avère plus laborieuse, il est presque midi et le soleil est à son zénith. Il faudra du courage pour atteindre le lac d’Anterne et enfin se restaurer. 

Les animaux des fiz

 

De l’autre côté, la vallée est tout aussi majestueuse et la chaîne des Fiz révèle un autre visage. La montagne a mille facettes.  Le lac d’Anterne, encore une étape placée sous le signe de l’eau. Magie et mystère: le lac se vide par une fissure invisible dont l’eau ne réapparaît 171m d’altitude plus bas. Quand les éléments jouent à cache-cache.

 

Rivière sur le tour des fiz

 

Dernière étape marquante de cette mini aventure : le col d’Anterne en haut duquel  je jette un dernier regard à la vallée, il est temps pour moi de rejoindre le chalet de Moëde Anterne avant d’entamer la dernière descente jusqu’aux Ayères, et finalement retrouver mon point de départ.Evidement les derniers instants de marche durent une éternité, ceux où on voudrait en finir avec cette journée bien trop longue. Et puis, bizarrement, arrivée aux derniers mètres qui nous séparent de l’arrivée, un pincement au cœur survient : la fierté de la tâche accomplie teintée de regrets : voilà c’est fini.

Le tour de la chaîne des Fiz est un bel itinéraire, qui comporte des étapes variées et qui ravira les adeptes de paysages grandioses.

Le col d'Anterne

 

A noter qu’il est également possible de marcher dans le sens inverse en passant tout d’abord par le col d’Anterne pour finir par le passage du Dérochoir. N’étant pas très à l’aise avec les passages aériens, je préfère être dans le sens de la montée plutôt que de devoir redescendre le passage en fin de journée où la fatigue se fait sentir.On peut aussi éviter le passage du Dérochoir en passant par le refuge de Platé pour ensuite rejoindre les chalets de Sales par le col de la Portette mais cela rallonge l’itinéraire, qu’il devient difficile de faire à la journée. )

Et n’oubliez pas que partir en montagne sans être bien équipé, c’est prendre le risque que la belle balade devienne un cauchemar , mais heureusement Snowleader est là ! Retrouvez notre univers outdoor avec un large choix de produits pour la randonnée : chaussures de randonnée , sac à dos de randonnée…

Pour une telle journée, je conseille la kit liste suivante :

– un sac à dos de randonnée entre 30 et 35L

– une gourde ou poche d'hydratation de 1L minimum

– de la crème solaire SPF 50

– une caquette ou chapeau ou buff 

– un bon casse croûte !

– des pansements compeed en cas d'ampoules ou en prévention

– des bâtons de marche téléscopiques

– des lunettes de soleil

– une carte IGN (papier ou sur Iphigénie)

– des barres énergétiques en cas de fringale

– un vêtement chaud (doudoune, softshell) et une membrane imperméable en cas de froid ou de mauvais temps

– un couteau Opinel et une couverture de survie (on ne sait jamais! )