UNE AVENTURE  100% FREERANDO 

En février dernier, François Montuori, notre ambassadeur de la rebloch'Team est parti accompagné de 4 amis : Giulia, Florian, Antoine et Arthur réaliser un trip freerando en Vanoise.

 

 

 

Aujourd'hui, François Montuori nous raconte sa belle aventure.

" Cette petite histoire, c’est avant tout celle d’un groupe de jeunes passionnés que nous sommes. Amoureux des grands espaces et avides de ski de randonnée, la vallée des Avals nichée derrière la grande station de Courchevel nous a paru comme le terrain de jeu idéal.

Nous nous sommes donc installés quatre jours au refuge des Lacs Merlet niché à 2417 mètres d’altitude au milieu de ce paradis tout blanc.

 

©Arthur Marie

Nous arrivons le jeudi matin tôt à Courchevel, et après quelques remontées nous atteignons le col de Chanrosa. Après une courte remontée skis sur le dos, on bascule dans la vallée des Avals. En quelques instants, on a l’impression de changer le monde.

L’immensité de l’espace qui nous entoure est incroyable : des couloirs, des faces à skier partout. Jamais nous n’aurons le temps de goûter à tout en seulement quatre jours !

Après avoir déposé tout notre matériel et nos vivres au refuge, nous nous dirigeons vers l’Aiguille du Fruit en se frayant tranquillement un passage dans la face nord.

Un avant-goût poudreux de très bonne augure pour les jours à venir ! Le soir nous partageons une soirée très sympathique avec un groupe de saisonniers anglais.

 

©Arthur Marie

Après un réveil tardif on décide pour la deuxième journée de retourner vers l’Aiguille du Fruit en remontant son joli couloir Est.

Six cents mètres plus haut, la vue est à couper le souffle : Glaciers de la Vanoise, Grande Casse, Mont Pourri, Mont-Blanc… Tant de sommets alpins mythiques !

Un morceau de Rebloch’ plus tard et on est parti pour une descente sous les meilleurs hospices. La neige est un peu changeante dans l’étroite sommitale, mais la suite est poudreuse à souhait. On savoure comme jamais.

De retour au camp de base pour le soir, Arthur nous prépare une fondue dont lui seul c’est le tiens le secret du mélange. Quand tu es au coin du feu le ventre bien rempli de fromage et que tu rigoles avec tes potes après une journée de ski tu prends conscience que des moments comme cela sont rares et précieux…

©Arthur Marie

Pour le troisième jour, on décolle vers huit heures en direction de la Grosse Tête. Nous avions repéré deux beaux couloirs Nord-Est la veille.

Au sommet, nous découvrons que les deux couleurs se rejoignent. Après un bon bain de soleil, Antoine ouvre le couloir de droite tandis que nous autres descendons celui de gauche. Quel privilège de pouvoir skier d’aussi belles pentes vierges, la neige est juste incroyable…

Le retour au refuge se fait sous un cagnard digne d’un mois d’août provençale. Un plat de crozet avalé, c’est malheureusement déjà l’heure de dire au revoir à Giulia qui doit nous quitter pour rentrer en Italie. C’est donc sans notre championne qu’on repart pour la deuxième sortie de la journée. Direction l’Aiguille du Râteau en mode contre-la-montre pour arriver en haut pour le coucher du soleil. En face Ouest, la neige est très changeante, mais le cadre est encore une fois exceptionnel, surtout avec toutes ces montagnes qui rougissent face de nous !

©Arthur Marie

La nuit arrive bien vite ensuite, un dernier repautage et nous regagnons le refuge dans l’obscurité.

Pendant qu’Arthur et Florent préparent le repas, Antoine et moi effectuerons un aller-retour jusqu’à la cabane des pisteurs du col de Chanrossa pour faire recharger nos jeux de batterie pour la nuit. Un grand merci au service des pistes de Courchevel et aux sympathiques pisteurs qui nous ont donné l’accès à la cabane ! Une heure plus tard nous sommes de retour au refuge pour un souper bien mérité ! Mais si vous pensez que nous étions rassasiés niveau ski vous faites erreur… !

Un petit verre de goutte pour digérer, et nous réattaquons vers le pied de l’Aiguille du Fruit à la frontale. En traversant le lac Merlet la température chute brutalement. L’air froid stagne dans cette cuvette qui se transforme en un véritable congélateur. Bon après tout avoir chaud à 1h du mat' à 2500m en février n’aurait pas été normal.

En haut de la contre-pente de l’Aiguille du Fruit les batteries de la caméra sont à 0 %, Arthur les met où vous ne voulez pas savoir et 20 minutes plus tard elles remontent à 30%. Juste de quoi filmer Florian, Antoine et moi qui dévalons le versant d’en face à la lueur de nos frontales. On va finalement se coucher avec la fine satisfaction d’avoir rentabilisé la journée !

©Arthur Marie

Bizarrement, le réveil à 7h le lendemain ne pique pas trop. C’est notre dernier jour, et on a bien envie d’en profiter jusqu’au bout.

On se dirige donc vers l’Aiguille du Râteau comme la veille mais en face Nord cette fois-ci ! Nous n’atteignons pas le sommet qui semble un peu sec et nous nous arrêtons sur un joli col où nous faisons décoller le drone. Une descente d’enfer qui sonne comme une revanche sur celle du coucher de soleil de la veille !

Dernière remontée au refuge pour casser la croûte et boucler les derniers bagages.

©Arthur Marie

 

On quitte ce petit paradis en empruntant les remontées de Courchevel à nouveau. Le retour à la réalité est un peu dur, mais le temps qu’on vient de passer ici est tellement incroyable qu’on se promet de revenir !

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