4 mètres de neige : Une escale tyrolienne avec Baptiste Leprince

 

Il y a quelques semaines, notre ambassadeur de la Rebloch’Team Baptiste Leprince est parti profiter des alpes tyroliennes.

Récit d’un trip entre amis, le nez dans 4 mètres de poudreuse.

  • Allô Bapt !?
  • Salut Julien qu’est-ce qui t’amène ?
  • Tu as vu les conditions en Autriche ? Dans 1 semaine et demie on y part avec des potes qui shootent sur Reims ! Forcément on a pensé à toi, Romain vient et il adorerait se mettre à la création visuelle dans le domaine du ski.
  • Mec c’est chauuuuuud ! Je suis déjà à la ramasse sur mes cours, je suis en e-learning, mais là si on file maintenant j’ai peur de rentrer encore plus à la bourre…
  • Tu sais qu’il va tomber grosso modo 4 mètres de neige d’ici là ?
  • Oui…
  • Bon t’as commencé à faire ton sac malgré tout, après ce « oui » désenchanté ?
  • On est combien dans la voiture ?

 

1 blabla-car, 616km et 0 dodo au volant plus tard nous voilà “presque” les pieds dans la neige. En réalité, on était au pied des montagnes Autrichiennes, là, où sous nos yeux s’ouvrirait au petit matin un paysage blanc, encore immaculé qui, à l’heure bien tardive où nous sommes arrivés gardait pour nous le suspens, tapis dans l’ombre.


Sous les conseils du groupe de Julien Prévot, une petite bande de chanceux venue 2 jours avant nous, notre équipe s’est dirigée à Silvretta Montafon, une station qui nous laisserait sans doute un terrain de jeu un peu moins skié qu’était “apparemment” Sankt Anton à 25km au nord-ouest. Chat noir, c’était en réalité pourris… On finit quand même par capturer quelques shots sympas dans la boite à image en trichant un peu avec les spatules (merci Frank Bernes pour les fakes virages carte postale). En trichant ? Parce que le vent là-bas avait tout ruiné. Tristesse. On croise les doigts pour demain !

 

9h heures du matin, 24h plus tard notre dream trip commence ! Enfin dream trip… c’est en exemptant le fait que l’équipe mouline grave, alors que devant nous s’offre peut-être une des dernières sessions aussi dantesques de notre vie. Askip le changement climatique c’est du fake… Mais on verra demain, notre génération n’a pas le temps de s’en occuper !
 À oui, un conseil d’ami (pensez à préparer vos affaires la veille si vous voulez rester copains avec vos potes 😉 )


 3 descentes, et voilà la vue qu’on a. Des chamois dans de nombreuses pentes, un paysage très wild et finalement assez peu anthropisé, ça fait du bien, et ça change vraiment des vallées françaises – merci !

 

ski trip autriche

(oui il y a bien des chamois en tout petit sous la ligne de télécabines)

Ce qui est terrible quand ton trip commence par la journée de tes rêves (en oubliant la toute première of course), c’est que tu as très peur de la seconde, et de toutes celles qui suivent. Clairement, on était inquiet ! Inquiet que le vent souffle pendant la nuit. Et encore plus inquiet que le soleil se cache ou que le mercure grimpe. D’autant plus inquiet car tous les jours la météo nous annonçait une météo de moins en moins favorable. Cependant, tous les matins en ouvrant les rideaux on découvrait le soleil qui chatouillait les cimes avant que nos spatules fassent le taff – autant vous dire qu’on a fait rire les montagnes parce que c’était 4 jours de rêve !

Au cas où on avait pris les peaux de phoques avec nous. On sait que les autrichiens apprécient le fait de rester parqués sur les boulevards (les pistes), sauf qu’on redoutait les envahisseurs gaulois qui auraient laissés leurs chères alpes pour une meilleure montagne (la fidélité pour les montagnards c’est notion qui manque de cadre). Chance ! Il a neigé dans les alpes, presque le jour de notre départ ! On était donc “tranquilles” et on n’a jamais eu besoin de sortir les peaux, ça ne veut pas dire qu’on ne s’est pas tapé de longues traversées et gambades avec de la poudre qui nous refroidissait les pattes jusqu’au nombril. Mais quéééé bonheur d’apprécier ces pentes dans lesquelles on était seuls.

rider : Théo Jofa

Carte Postale – Photo : Baptiste Leprince / Rider : Théo Jofa

Bonheur dans ce paradis… mais gare à l’excès de zèle. Avec la neige qu’il était tombé il fallait plus que tout prendre le temps d’apprécier le terrain afin d’appréhender les expositions de pentes qui pouvaient se révéler plus dangereuses que les autres. On ne faisait pas les malins avec les gros volumes qui ne demandaient (parce qu’on est parti de ce principe là et on conseille de faire pareil) qu’à partir.

Après plusieurs descentes on a vu que la cohésion de la neige, comme celle du groupe, était ultra bonne (on dira convenable ou acceptable, parce que “ultra bonne” c’est quand on parle d’une neige gelée dans une pente à 25°, ou de plein d’autre choses, à votre convenance). Bref.
 Ce qui était vraiment fantastique, en réalité ce n’était pas la réalisation de ce fantasme, 4 mètres de neige. Parce que skier 20cm de poudre en réalité c’est tout aussi chouette. Ce qui était différent de ce qu’on skie d’habitude, c’était cette espèce de gros matelas qu’on sentait souple sous nos pieds. On a donc inclus ça dans notre to doux liste. En ajoutant que personne ne s’est jamais surpris à dire « il y a trop de neige », tu sais, cet instant où tu te retrouves tanqué, la goute au front et la buée dans le masque, parce que ton cœur frôle les 160bpm car tu te bats bec et ongles contre le “trop de neige”, qui même dans une pente suffisante t’empêche d’avancer. Et bien non, en Autriche aucun problème de ce type. On avait le droit à une neige au juste équilibre entre dense et poudreuse. Décidément, la météo Autrichienne a bien bossé !

 

Avant de vous partager quelques shots qu’on a trouvé sympas, des faces à partager avec vous, des moments chouettes passés en groupes, les incontournables virages carte postale [pensez à vos grands parents quand vous partez en vacances] et ces télésièges R2D2, il semblait aussi pertinent de faire un petit point freeride sur la station.


Ce qui nous a permis de nous exprimer librement là-bas, c’était le fait de se sentir en sécurité tout en ayant la possibilité de largement exploiter le potentiel d’un immense terrain de jeu. Parce que Sankt Anton permet de se découvrir soi-même à travers une multitude d’expositions, de degrés de pente et de formes de terrain, le tout avec un accès relativement direct depuis les remontés et très peu de chutes vraiment dangereuses. Avant de partir, on c’était dit qu’on visiterait l’Autriche, on avait pour plan A de changer de station tous les jours. On ne savait pas qu’un plan B apparaitrait comme une évidence, celui de skier les 3 journées qui nous restait à Sankt Anton. Alors si la météo autrichienne bosse bien. Ceux qui pensent la station ont eux aussi vraiment bien bossé. À moins que ce ne soit mère nature ? Alors quand vous rider, vous aussi pensez à elle <3

 

PS : vous nous excuserez pour la qualité des photos, iphongraphies plutôt, mais Romain Pourchot vous régale d’une belle vidéo, finement éditée…

 

Baptiste Leprince

Carte Postale – Rider : Baptiste Leprince / Photo : Romain Pourchot

 

Autricheça fait beaucoup de neige (gauche) Skieurs : Hugo Diaz, Julien Prévot, Théo Jafa / Télésiège R2D2 (droite) / Photo : Bapt Leprince 

Autriche, photo Romain Pourchot

Il fallait remercier les dieux? – Rider : Julien Bremont / Photo : Romain Pourchot

Baptiste Leprince

Dernière barre avant 7h de retour – Rider : Bapt Leprince / Photo : Alexandre Dubief

Ski trip Autriche

Skieuse : Sarah Devies (gauche) Lunch Time (droite) / Photos : Baptiste Leprince