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le matériel indispensable pour le ski de randonnée

Ski de rando: les indispensables

Les indispensables du ski de randonnée : quel matériel choisir

Cet hiver plus que tout autre, le ski de rando fera des adeptes. Vous faites partie de ces néo-convertis à la pratique de la peau de phoque ou avez déjà un peu d’expérience en matière de conversions ? Dans les deux cas, l’article qui suit peut vous intéresser. Passage en revue des éléments essentiels pour s’attaquer aux sommets avec protection, confort, et sécurité. 

Panoplies skis de randonnée homme et femme

Panoplies homme et femme pour le ski de randonnée – @Outdoor Perspectives

Sommaire

Winter Experience Gore-Tex

Matériel ski de randonnée : skis, fixations, peaux, chaussures

la base : skis – fixations – peaux – chaussures

En ski de randonnée, pas de remontées mécaniques ; l’ivresse des cimes se gagne à la force des cuisses et des mollets ! Alors pour remonter les pentes, on évitera de faire du « pas de patineur », car un peu fatigant au-delà de quelques mètres de dénivelé positif (!!), et on utilisera donc du matériel adapté. Celui-ci se compose de skis plutôt légers (par rapport à des skis alpins), d’une paire de fixations à ergots ou à plaques, de chaussures débrayables et de « peaux de phoque ». Ces dénominations vous paraissent un peu obscures ? Pas de panique, on vous explique tout :

  • Les skis de randonnée : le ski doit être « facile à tourner », surtout si l’on n’est pas trop habitué à descendre en conditions de neige changeantes, et avec la fatigue musculaire de la montée dans les jambes. On vous recommande donc un ski prévu pour cette pratique, plutôt léger car vous comprendrez rapidement que le poids que vous avez aux pieds peut rendre l’effort plus compliqué, avec un rayon de courbe assez court (inférieur à 20m), et une spatule tolérante. En somme, pas la peine de monter des fixations de « rando » sur vos anciens skis de « slalom géant » ! Autre précision, la largeur du ski « au patin » (comprenez la largeur du ski au niveau du pied du skieur) doit être adaptée à votre pratique. Les skis larges (supérieurs à 100-105mm) ont une utilité en freeride ou dans des conditions optimales de poudreuse, mais en ski de rando, le bénéfice skiabilité se fera au détriment du poids à soulever à chaque pas. A contrario, un ski trop fin (inférieur à 70mm au patin) sera très léger, mais peu stable en descente car moins de portance. Le bon compromis est un ski d’une largeur comprise entre 80 et 95mm « sous le pied ».
  • Les fixations : sans tomber dans les banalités du fonctionnement d’une fixation de ski de randonnée – elle comporte un point de pivot à l’avant et permet de « libérer » le talon en montée – il est utile de rappeler qu’il en existe deux sortes : les fixations à ergots et les fixations à plaque. Si ces dernières ont fait les grandes heures du ski de randonnée dans les années 2000, ce sont aujourd’hui les fixations à ergots, dites « low tech » (nom du brevet désormais tombé dans le domaine public) qui sont les plus répandues. Gardez à l’esprit qu’une fixation doit être adaptée au niveau du skieur, à son utilisation, et à la largeur de ses skis… Une fixation trop légère sur un ski large n’aurait pas de sens, tout comme une fixation freerando sur un ski étroit ! Ce qui déterminera, ensuite, votre choix, sera une histoire de poids… et de prix !
  • Les chaussures : il y a deux principaux aspects qui différencient une chaussure de ski alpin d’une chaussure de ski de randonnée : le fait d’avoir un collier débrayable, et ses inserts dans la coque. Les inserts métalliques à l’avant et à l’arrière de la chaussure sont les points d’attache qui permettent d’enclencher les chaussures sur les fixations de type low tech. L’autre point essentiel recherché sur une chaussure de ski de rando est le « débattement » de son collier (comprenez la liberté angulaire en flexion). A la descente, la chaussure est « verrouillée » et donc rigide ; en montée, on vient libérer le débattement via un levier situé généralement à l’arrière de la chaussure. Si vous visez une pratique plutôt « touring » avec un ratio 70% montée – 30% descente, nous vous conseillons un modèle plutôt léger avec un bon débattement (comme sur le package femme présenté en photo). L’effort n’en sera que plus agréable. Si, au contraire, vous êtes plutôt freerider dans l’âme et n’avez pas des envies gargantuesques en termes de dénivelé positif, mais que vous cherchez un vrai maintien et de la rigidité à la descente, une chaussure 4 boucles sera à préconiser (comme sur le package homme présenté en photo).
  • Les peaux de phoque : s’il fût un temps où les peaux provenaient réellement des phoques, on utilise depuis très longtemps (et fort heureusement) des peaux autocollantes avec des poils synthétiques. La peau de phoque est cette « bande » taillée à la forme du ski que l’on vient coller sous la semelle et qui permet au ski de ne pas reculer lorsque l’on est en montée. Collante sur sa face interne, la face externe est recouverte de poils en mohair ou synthétiques qui sont couchés vers l’arrière (par rapport au ski) et permettent glisser dans un sens, et retenir le ski sur la neige dans l’autre sens. Tout skieur ou skieuse de randonnée aura forcément connu une expérience malheureuse avec des peaux de phoque qui ne collaient plus à cause du froid, d’une colle usée ou d’une manipulation pas très méticuleuse. Pour éviter ces soucis, nous vous recommandons de choisir vos peaux avec une attache en spatule et en talon. Cela évitera bien des aléas. 
Dva, pelle, sonde

la sécurité : dva – pelle – sonde

Pour savoir comment utiliser ces éléments de sécurité (certains diront « de secours »), savoir comment réagir en cas d’incident et savoir analyser les conditions, il n’y a pas d’autre réponse que la formation et l’entrainement. Des formations en ligne existent (exemple ICI), mais le plus efficace reste la pratique sur le terrain. Nous vous recommandons de vous entrainer chaque année à différents exercices de secours en avalanche. Cela peut même se faire sans neige !

Concernant les DVA, tous les appareils du marché sont normés. Certains sont mono-antenne et d’autres, plus performants, ont trois antennes. Nous vous recommandons fortement de partir sur ces modèles, comme celui en photo.

Pour la pelle, évitez absolument les pelles en plastique, inefficaces en cas de neige dure, voire fragiles. Choisissez-une qui offre une bonne préhension en main et un bon volume (litrage) du godet. Cela rendra la phase « pelletage » plus efficace. Croyez-nous, si vous avez à pelleter pour secourir une victime ensevelie sous la neige, le temps défile vite et chaque coup de pelle compte. On vous évite le scénario de la pelle « pour enfants » qui casse à ce moment-là…

Pour la sonde, nécessaire pour estimer la profondeur d’ensevelissement d’une victime sous la neige, nous vous recommandons là aussi d’opter pour du solide et efficace. Une sonde doit faire minimum 3,20m et doit être rigide. 

Ce triptyque « DVA – pelle – sonde » est véritablement indissociable et c’est un matériel qu’il faut non seulement avoir toujours avec soi en ski de randonnée, mais qu’il faut aussi et surtout savoir utiliser. Avoir un Détecteur de Victime d’Avalanches (DVA), sans pouvoir secourir une victime ensevelie sous la neige grâce à une pelle est purement inutile. Idem pour les autres scénarios.
On parle ici d’éléments de sécurité car le ski de randonnée se pratique très généralement en dehors des domaines skiables balisés et sécurisés. Le terme « sécurisé », lorsque l’on parle des domaines skiables, signifie que le risque d’avalanche, inhérent à la montagne l’hiver, a été vérifié et « déminé » par des personnes qualifiées. Or, lorsque vous êtes sur une belle face fraichement enneigée, ce travail de sécurisation de la montagne n’a pas été fait par quelqu’un avant vous. C’est là que certaines connaissances de base sur l’analyse météo (celle du jour et surtout celle des jours précédents), la nivologie (la composition de la neige), le risque d’avalanche objectif et l’analyse des éléments extérieurs interviennent. 

Textile ski de randonnée

le confort : trois couches de protection

Lorsque l’on parle de matériel de ski de randonnée, on pense forcément aux skis, aux chaussures, etc. Pour autant, il y a un élément de protection qui ne doit surtout pas être oublié, ce sont les vêtements

A la différence du ski alpin où l’on cherchera avant tout à se protéger du froid car l’effort physique est plutôt modéré grâce aux remontées mécaniques ; en ski de randonnée, on doit penser à d’autres types de contraintes. L’effort de la montée nous fera facilement transpirer. La température ressentie au sommet pourra s’avérer très froide à cause de l’effet du vent, et on aura besoin de se couvrir à la descente. Bref, c’est un peu les quatre saisons dans la même sortie. Pour pallier à ces différentes situations, le concept des trois couches de vêtements a depuis longtemps prouvé son efficacité :

  • Une première couche (haut et bas), à même la peau, composée de sous-vêtements techniques, respirant et qui évacuent bien l’humidité.
  • Une deuxième couche thermique apportant de la chaleur, comme une polaire, une softshell doublée légère ou une doudoune. Cette couche thermique est surtout valable pour le haut du corps, les jambes étant généralement moins sensibles au froid.
  • Une troisième couche de protection, composée de vêtements (veste et pantalon) comportant une membrane imper-respirante et coupe-vent. Tous les produits trois couches GORE-TEX sont appropriés à cette pratique mais plus particulièrement le nouveau GORE-TEX Pro : robuste, léger, respirant et parfois stretch selon les modèles.

C’est en jouant régulièrement sur le nombre de couches de vêtements selon la température ressentie et en utilisant les « aérations » (zips, capuche) que vous serez toujours à l’aise au milieu de conditions hivernales qui peuvent être très rudes. 

Pensez également à protéger les extrémités du corps (tête, mains) car c’est à ces endroits que la déperdition de chaleur est la plus importante. Le cou fait aussi partie de ces zones sensibles. Le port d’un « tour de cou » est appréciable pour éviter de revenir de votre sortie avec un rhume.

Enfin, gardez à l’esprit que le ski de randonnée est une pratique exigeante pour votre matériel et vos vêtements. Le port du sac à dos, d’un baudrier d’escalade, l’abrasion aux rochers, ou les coups de carres dans le pantalon pourront facilement mettre à mal votre nouvelle tenue. La technologie GORE-TEX PRO a spécialement été imaginée pour cet usage. Ce tissu est à la fois très léger et extrêmement résistant. C’est un élément de protection incontournable pour le ski de rando, mais que vous pourrez également utiliser pour d’autres activités en montagne (randonnée, alpinisme, etc).

Ski de randonnée Arolla ©Layla Kerley

©Layla Kerley

les accessoires à ne pas oublier

Lorsque l’on évolue en montagne, et donc forcément à une certaine altitude, il existe des dangers peu visibles mais bien présents. Le rayonnement lumineux et la réverbération du soleil sur la neige sont de ceux-là. Quelle que soit la météo, et surtout par temps couvert, les rayons UV sont forts. Les risques pour la peau et les yeux ne sont pas à prendre à la légère. Protégez-vous la peau avec une crème solaire d’un indice de protection élevé (50 recommandé). Pour les yeux, le risque est largement supérieur à celui d’un coup de soleil ! Ne lésinez pas sur la qualité des verres de vos lunettes de soleil. En moyenne montagne (jusqu’à 2000-2500m), des verres catégorie 3 seront suffisants. Au-delà de cette altitude et surtout pour le ski sur glacier, passez à la catégorie 4. Notez également que vos lunettes doivent être bien enveloppantes sur le visage afin d’éviter la réverbération indirecte. Vous comprenez pourquoi les fameuses « lunettes de glacier » sont dotées de protection en cuir ou plastique sur les côtés de la monture ?

Côté pratique, le sac à dos fait évidemment partie du matériel incontournable pour emmener tout cet attirail avec vous. Choisissez-en un qui est prévu pour le ski de randonnée et accessoirisé en conséquence comme celui présenté en photo : poche à l’avant pour un accès rapide à la pelle et la sonde, système de portage des skis pratique, confort ressenti sur le dos, volume adapté, etc. 

Au rayon des accessoires utiles, nous pouvons ajouter les « couteaux », qui seront fort appréciables dans des conditions de neige dure ; surtout au printemps lorsque la neige gelée de la nuit ne s’est pas encore ramollie (très vite, vous emploierez le jargon de «neige transformée »). Les couteaux viennent se fixer sur la fixation et vous apportent un surplus d’adhérence lorsque les poils de la peau ne parviennent pas à bien adhérer sur une surface gelée.

Enfin, n’oubliez pas que le ski de rando est un sport d’endurance, où l’effort peut être long. L’altitude, le rayonnement du soleil, mais aussi le froid peuvent biaiser votre ressenti. L’hydratation et l’alimentation durant l’effort sont très importants. Au-delà du réconfort du morceau de saucisson au sommet avec vos compagnons du jour, pensez à boire régulièrement, pas trop froid, et à vous alimenter comme vous le feriez si vous aller courir ou faire du vélo, par exemple. Une petite bouteille isotherme et quelques barres énergétiques trouveront ainsi facilement leur place dans votre sac à dos.

Arolla ski de randonnée

©Layla Kerley

En conclusion, le ski de randonnée est un sport extraordinaire qui permet un accès à des coins de nature préservés et souvent grandioses. On vous met en garde, les premières conversions risquent bien de vous rendre accro à cette pratique ! Toutefois, pour profiter pleinement du moment, cela nécessite un matériel adapté et une bonne connaissance de celui-ci. Ne démarrez pas seul, formez-vous, allez-y pas à pas et forgez-vous votre expérience avant de vous attaquer à des sommets trop ambitieux.

La sécurité repose dans la connaissance de son matériel et du milieu dans lequel on évolue. En résumé, l’expérience sera votre meilleure alliée.

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Lofoten en ski de rando TOP 10 skis de randonnée

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